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Going Postal, a new pop-up exhibition at BELvue museum

Going PostalOn Friday Feb. 5, 2016, the Royal Museum for Central Africa opened ‘Going Postal. (Hi)stories and philately in Belgium’, one of the last pop-up exhibitions while being closed for renovation work. This exhibition presents precious pieces unknown to the public, from private and RMCA collections of postal history.

The opening event

Mathilde Leduc-Grimaldi, curator of 'Going Postal'

Mathilde Leduc-Grimaldi, curator of ‘Going Postal’

With approximately a hundred people or so attending the event on February 5th, the opening was a warm way to mix scientists, curators, art lovers, philatelists and experts under the glass-roof of the newly renovated patio of Belvue Museum, proving once again, that stamps and philately are still in favour of a large range of people.
In their speeches, Director G. Gryseels (RMCA) and Dr D. Allard (King Baudouin Foundation) underlined the privileged relations the Foundation and the Museum have in common, while the curators of the exhibition, Dr M. Leduc-Grimaldi  & P. Maselis emphasized the dynamism of philately, a genre and a collecting process attracting international attention, from kids to fashion designers, Museum curators, and heads of states alike.

 

 

The blog4exhibition “Going Postal” presents for the first time to the general public the postal collection of the RMCA mixed with loans from major private collectors from Belgium and bpost, the Belgian Post Group. This conjunction is the occasion of a cultural cross-fertilization in a field rarely opened to broad audiences: art, engineering, politics, or scientific expeditions in stamps highlight the dynamism of Belgium, inside or outside the country.

blog6A unique postal collection
The RMCA postal collection is unique in its constitution. Made of the iconographic archives from postal administration of the Ministry of Colonies, it keeps the various stages of a stamp creating process of, from the Ministry’s decision to the implementation of the project and its final outcome. The RMCA holds the initial sketches, watercolours, tests of colours, or proofs of stamps that were used in the Congo Free State, then in the Belgian Congo and Ruanda-Urundi, from 1885 up to their independence. The rendering of the dainty flora and the lively animals is enchanting, the detailed drawings of pieces of African art, stupendous.

blog5Besides bringing back this exceptional collection to its original lustre, tracking and researching additional documents split at an earlier period was the usual curator’s work. It offers an unparalleled example of views of the country at that period, and echoes the colonial demeanour of the period, when Belgium and Congo’s histories followed the same path for a while.

Practical information
– Temporary exhibition :’Going Postal. (Hi)stories and philately in Belgium
title in French: ‘Complètement timbré.Histoires et philatélie en Belgique’
title in Dutch: ‘Filateliefde.De geschiedenis van België via postzegels‘)
– From 6 February until 10 April 2016
– Location: BELvue museum, Place des Palais 7, 1000 Brussels
– Free entrance
– Open from Tuesday to Friday from 9.30 a.m. to 5 p.m.; during the weekend from 10 a.m. to 6 p.m.; on Monday, for groups, by appointment.

> Consult our website for more information on the exhibition, guided tours and catalogue.

Askanyi au Studio Congo

Askanyi³Un dimanche par mois, dans le cadre du musée pop-up, « Africa Sunday » est organisé à AfricaMuseum@BOZAR.

C’est ainsi que ce dimanche 13 décembre, se sont élevées les voix du groupe Askanyi dans le Studio Congo ; le public en a perdu la sienne…

C’est devant près de 150 personnes, petits et grands, venant de tous horizons, que se sont produits les musiciens et chanteurs du groupe.

Askanyi (qui signifie « peuples » en wolof), c’est un mélange d’instruments à cordes et de chants traditionnels africains. Si cette combinaison peut paraître étonnante au départ, elle l’est encore plus lorsqu’on écoute les artistes à l’œuvre.

On est tout de suite impressionné par la DSC_0119puissance des voix et la beauté du mélange. Impossible de ne pas être transporté et de ne pas frissonner devant ce spectacle. Sans que l’on ne s’en rende compte, le Studio Congo a voyagé ce dimanche, gratuitement et durant une heure, pour le plus grand plaisir de tous.

Membres du groupe : Les musiciens Esther Lambrechts, Sebastien Paz Ceroni, Marijn Thissen, Robrecht Kessels et les chanteurs Jupiter Diop, Marie-Ange Teuwen, Nicole Letuppe et Fredy Massamba (remplacé ce dimanche par Soul T).

Stacy Adabunu, stagiaire MRAC

 

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Six Professionnels d’origine Africaine associés à la rénovation du Musée

Réunion MRAC- Scénographes- Groupe des 6 du 5 mars 15 MD

© Ayoko Mensah

Depuis plus d’un an, six professionnels d’origine africaine, élus par le Comraf (Comité de concertation MRAC-Associations africaines) participent au processus d’élaboration de la nouvelle exposition permanente du musée.

Une initiative expérimentale.

Cela fait plus de dix ans que le Musée royal de l’Afrique centrale collabore avec des associations des diasporas africaines en Belgique. Créé en 2003, le Comraf incarne ce lien en tant qu’organe consultatif permanent qui réunit des représentants des diasporas et du musée.

L’immense chantier de la rénovation, et plus particulièrement l’élaboration de la nouvelle exposition permanente, ne pouvait donc avoir lieu sans y associer des professionnels originaires d’Afrique centrale.

En septembre 2014, le Comraf a ainsi élu six « experts », aux compétences complémentaires, chargés de participer au long et complexe processus de création de la nouvelle exposition permanente : Toma Muteba  Luntumbue, artiste, professeur à l’École de la Cambre et commissaire d’exposition ; Billy Kalonji, président du Comraf et responsable de la Plateforme Associative Africaine d’Anvers ; Anne Wetsi Mpoma, journaliste et productrice ; Emeline Uwizeyimana, sociologue et chercheuse à l’ULB ; Gratia Mpungu, sociologue et Ayoko Mensah, consultante.

Depuis son entrée en fonction, le mois suivant, ce « Groupe des six » a assisté à une trentaine de réunions avec différentes parties prenantes : la chef de projet, le comité de pilotage, les responsables scientifiques, mais aussi les muséologues et les scénographes.

La conception de la nouvelle exposition, ses choix muséographiques et son organisation thématique ont fait l’objet de nombreuses questions, de critiques et de propositions alternatives de la part des six experts.

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© Ayoko Mensah

Chaque réunion a été l’occasion d’intenses débats et d’échanges de points de vue constructifs et enrichissants. L’enjeu du nouveau musée de Tervuren, une fois rénové, n’est-il pas de décentrer le discours européen et de renouveler le regard du public sur les sociétés d’Afrique centrale, loin des clichés coloniaux d’antan ?

Pour cela, les idées, les suggestions et les apports du «Groupe des six», nourris par les membres du Comraf, s’avèrent tout simplement déterminants.

 

Ayoko Mensah

Sneak Peek inside the museumbuilding !

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Start the slideshow and see how much the museum has changed since your last visit !

Watch also:
The construction site until April 2015
Sneak Peek inside from February until July ’15
Ministers and press visit the construction site
Emptying the galleries of the Royal Museum for Central Africa

The construction site from January ’15 until August ’15

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Construction site between January ’15 and August ’15. Photo: Jo Van de Vijver

Click on the picture to start the slideshow and see how the site has changed since January ’15.
The underground gallery which will take you from the new welcome pavilion to the old museum building has been divided into different areas, including a corridor, a temporary exhibitions hall, an auditorium, and a technical space, and covered using prestressed concrete roof slabs.

The structure of the new welcome pavilion and underground gallery will very soon be watertight.

 

  • Click here to see the construction site from October ’13 until April ’15.

La restauration de l’étang miroir

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Les travaux pour la restauration de l’étang miroir et de la fontaine en face du musée ont débuté au printemps 2015. L’entrepreneur pour ces travaux est Denys nv, c’est-à-dire le même que pour les travaux de musée. Au printemps 2016, l’étang sera à nouveau rempli et la fontaine entrera à nouveau en fonction.

L’occasion de revenir sur l’histoire de cet étang…

L’exposition de 1897
L’étang et les Jardins français ont été construits à l’occasion de l’Exposition universelle de 1897. Pour le concept, il a été fait appel, en 1895, au Français Elie Lainé. Il faut y voir la main de Léopold II qui a régulièrement fait appel à cet architecte de jardin pour lui confier des missions spécifiques. Il a travaillé à Laeken et à Ostende, a dessiné le Parc de Woluwé ainsi qu’une série de plans pour Tervuren. À Tervuren, il a donc d’abord dessiné ce que l’on appelle les Jardins français.

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Un étang miroir
Lainé a conçu un plan en faisant un usage salutaire d’un terrain en pente mais tout en lui imprimant un ordonnancement rigide. Au centre, entre le Palais des Colonies et la Plaine de Jeux, il intègre un étang en ellipse, d’une longueur de 135 m. Cet étang est appelé « l’Étang miroir » même si l’on peut estimer que ce nom a dû lui avoir été donné après la construction du bâtiment du musée en 1910. Sa façade se reflète en effet extraordinairement bien à la surface de l’eau. Autour de l’étang, Lainé a dessiné un canevas de parterres de fleurs, de pelouses et de chemins de promenade, parfaitement symétrique et précis. Il a prévu une percée avec des parterres aménagés en terrasses et des escaliers menant aux étangs du Parc. En contrebas, un autre étang est creusé. Il relie les parterres au reste du Parc et surtout au canal datant de 1755. Pour ne pas interrompre la drève, un pont en fer est placé au-dessus de cet étang.

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Les travaux
Les plans ont été exécutés par l’entrepreneur Fichefet sous la direction de l’inspecteur général Victor Besme qui suivra les conceptions d’Elie Lainé. Des difficultés inattendues ont surgi. En creusant l’étang inférieur, on est tombé sur des sables mouvants, ce qui a entraîné un important surcoût. On a dû enfoncer nombre de palplanches et un épais mur circulaire a dû être construit avec des pierres récupérées au Pavillon détruit du Prince d’Orange.
La fontaine de l’Étang miroir n’a été installée qu’après que l’exposition ait atteint son point d’orgue. C’est le sculpteur Jean Herain, d’Ixelles, qui a reçu la mission du ministre des Travaux publics et des Beaux-Arts de placer dans le « bassin miroir » une « vasque fontaine ». Par un contrat sur papier timbré du 10 août 1897, le sculpteur s’engage à prester le travail pour le 10 septembre 1897. Le travail fut prêt à temps.

 

D’après Maurits Wynants, Des Ducs de Brabant aux villages Congolais : Tervuren et l’Exposition coloniale 1897. (1997)

Rondleiding door architect Stéphane Beel op de werf (juni 2015)

Stéphane Beel, l’architecte de la rénovation du Musée royal de l’Afrique centrale (MRAC) commente les travaux depuis le chantier. (Juin 2015)

Version with English subtitles :
Renovation architect Stéphane Beel gives a guided tour of the Royal Museum for Central Africa (RMCA) construction site. (June 2015)

Peek inside the museumbuilding

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Renovation of the museumbuilding between February – July 2015. Photos J. Van de Vijver

Peek inside the museumbuilding ! Start the slideshow by clicking on the picture.

You’ll be amazed to see how work has progressed between February and July 2015 and how much the museum has changed !

Watch also:
The construction site until April 2015
Ministers and press visit the construction site
Emptying the galleries of the Royal Museum for Central Africa

Rencontre avec Julien Volper, commissaire de l’exposition Pop-up ‘Masques Géants du Congo’

Julien dans les collections MRACJulien Volper, conservateur au service Patrimoines du Musée royal de l’Afrique centrale (MRAC) est le commissaire de l’exposition Masques Géants du Congo. Patrimoine ethnographique des jésuites de Belgique qui se tient au musée BELvue à Bruxelles du 12 mai au 8 novembre 2015.

Français d’origine, Julien a fait toutes ses études à Paris mais est arrivé à Tervuren à l’occasion de son mémoire dont le sujet était « les porte-flèches Luba ». Et comme chacun sait, qui dit Luba dit Afrique centrale et qui dit Afrique centrale dit Tervuren. Depuis les années 2000, d’abord comme étudiant, à présent comme conservateur, Julien explore donc les archives et les collections du MRAC. Et suivant son expression « Mes missions de terrain se font dans les réserves du MRAC et d’autres musées, mes informateurs résident dans des villages que l’on nomme archives ou bibliothèques… »

Dès les années 2000, Julien avait découvert la « Collection jésuites » : un ensemble de pièces et d’archives de l’ancien musée missionnaire jésuites d’Heverlee mis en dépôt au MRAC en 1998 et dont le musée se charge depuis de la conservation, de l’archivage, de la restauration et de l’étude scientifique des pièces. Plus il allait dans le détail de cette collection, plus il se disait qu’il y avait là un morceau d’histoire du Bandundu, région du Congo très peu connue.

Rapidement, l’idée lui est venue de faire quelque chose de « visible » de cette gigantesque collection, forte historiquement et intéressante à la fois ethnographiquement et artistiquement. C’est ainsi qu’il a pris contact avec les jésuites et qu’est née cette magnifique exposition qui donne la part belle aux masques kakuungu et au rite de l’initiation masculine du mukanda.

Plus d’infos
–    Exposition Masques Géants du Congo. Patrimoine ethnographique des jésuites de Belgique
–    Du 12 mai au 8 novembre 2015
–    Au musée BELvue, Place des Palais 7, 1000 Bruxelles
–    Ouvert du lundi au vendredi, de 9h30 à 17h00 ; le week-end, de 10h00 à 18h00
–    Fermé le 21 juillet
–    Entrée gratuite / visites guidées gratuites / parcours-jeu…