Contrôler le climat du musée

Jo Van de Vijver © MRAC

Jo Van de Vijver © MRAC

Lorsque le musée rouvrira fin 2017 il aura considérablement changé d’aspect. Mais pour certains aspects de la rénovation qui concernent l’amélioration du climat du musée, une infrastructure moderne doit être introduite tout en ne changeant rien à l’aspect du bâtiment classé.
Les toitures du musée par exemple n’étaient  guère isolées. Avec pour conséquence une température et une hygrométrie difficilement contrôlables, mais aussi une facture de chauffage d’un montant colossal. Une meilleure isolation de la toiture s’est donc immédiatement imposée comme une exigence. Si la technique de couverture en zinc est la même que celle utilisée à l’origine, des techniques modernes d’isolation ont été introduites : pare-vapeur bitumineux et plaques d’isolation. Il fallait aussi réparer les 800 m courant de gouttières, les balustrades, les lucarnes et les corniches. Avec une exigence de taille : que les toitures, une fois isolées et refaites, soient identiques à celles d’origine.
Pour la climatisation, aucun tuyau ou canal ne pouvait être placé dans le musée, les capteurs de température devaient être limités. Le système actuel ressemble au système d’origine, sauf qu’il ne s’agit plus de ventilation naturelle. L’alimentation en air pénètre par les grilles de ventilation d’origine en bronze qui sont implantées dans le sol en marbre du musée. Celles-ci sont connectées à un nouveau réseau de ventilation. Chaque espace, qu’il s’agisse de salles d’exposition, de bureaux ou de locaux de recherche, est chauffé, refroidi et humidifié.
Moderniser donc mais en respectant le monument classé et en intégrant en toute discrétion les techniques indispensables à un musée d’aujourd’hui.