Six Professionnels d’origine Africaine associés à la rénovation du Musée

Réunion MRAC- Scénographes- Groupe des 6 du 5 mars 15 MD

© Ayoko Mensah

Depuis plus d’un an, six professionnels d’origine africaine, élus par le Comraf (Comité de concertation MRAC-Associations africaines) participent au processus d’élaboration de la nouvelle exposition permanente du musée.

Une initiative expérimentale.

Cela fait plus de dix ans que le Musée royal de l’Afrique centrale collabore avec des associations des diasporas africaines en Belgique. Créé en 2003, le Comraf incarne ce lien en tant qu’organe consultatif permanent qui réunit des représentants des diasporas et du musée.

L’immense chantier de la rénovation, et plus particulièrement l’élaboration de la nouvelle exposition permanente, ne pouvait donc avoir lieu sans y associer des professionnels originaires d’Afrique centrale.

En septembre 2014, le Comraf a ainsi élu six « experts », aux compétences complémentaires, chargés de participer au long et complexe processus de création de la nouvelle exposition permanente : Toma Muteba  Luntumbue, artiste, professeur à l’École de la Cambre et commissaire d’exposition ; Billy Kalonji, président du Comraf et responsable de la Plateforme Associative Africaine d’Anvers ; Anne Wetsi Mpoma, journaliste et productrice ; Emeline Uwizeyimana, sociologue et chercheuse à l’ULB ; Gratia Mpungu, sociologue et Ayoko Mensah, consultante.

Depuis son entrée en fonction, le mois suivant, ce « Groupe des six » a assisté à une trentaine de réunions avec différentes parties prenantes : la chef de projet, le comité de pilotage, les responsables scientifiques, mais aussi les muséologues et les scénographes.

La conception de la nouvelle exposition, ses choix muséographiques et son organisation thématique ont fait l’objet de nombreuses questions, de critiques et de propositions alternatives de la part des six experts.

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© Ayoko Mensah

Chaque réunion a été l’occasion d’intenses débats et d’échanges de points de vue constructifs et enrichissants. L’enjeu du nouveau musée de Tervuren, une fois rénové, n’est-il pas de décentrer le discours européen et de renouveler le regard du public sur les sociétés d’Afrique centrale, loin des clichés coloniaux d’antan ?

Pour cela, les idées, les suggestions et les apports du «Groupe des six», nourris par les membres du Comraf, s’avèrent tout simplement déterminants.

 

Ayoko Mensah